Au milieu de l’interview de Tekilatex, des idées intéressantes sur ce que doit être le mécénat de marque
Au milieu de l’interview de Tekilatex, des idées intéressantes sur ce que doit être le mécénat de marque
http://www.90bpm.net/grosplan/03022012,3363-tekilatex-plus-qu-une-interview-un-debut-de-biographie.htm
Tu le vois comment l’avenir de la musique en tant que patron de label? Ça a un intérêt de presser des Cds en 2012? Ou ça sert plus a rien vous allez vous fixer sur le digital? Des vinyles peut-être?
Tekilatex: L’avenir de la musique c’est un champ de mines mais si tu es vraiment bien entrainé, et c’est notre cas aujourd’hui avec nos 13 ans de bouteille, tu peux éviter ces mines relativement facilement et trouver des chemins de traverse. On va dire que la plupart du temps on vend tout juste assez de musique pour continuer à en sortir, et on arrive à payer nos frais et à vivre bien en faisant des DJ sets d’une part, et en vendant du merchandising ou en faisant appel à des partenaires d’autre part. Aujourd’hui des marques comme Burn ou la division américaine de Toyota Scion font office de mécènes dans les musiques moderne, tant qu’ils le font avec classe et discrétion comme c’est le cas pour l’instant, ça me va. Redbull font aussi un excellent travail en organisant des masterclass, en mettant des studios à la disposition des artistes… Burn a créé un logiciel en streaming appelé Audiotool, super pratique pour bosser sur de la musique et collaborer à distance, ils organisent aussi des rencontres avec des artistes pour apprendre à s’en servir. Scion a pressé 10.000 cds promotionnels pour nous et nous ont invité à une conférence qu’ils organisaient à Los Angeles lors de laquelle on a pu rencontrer Prince Paul, des légendes comme Omar S, Kool keith… J’ai parlé lors d’un panel sur le sujet précis de l’avenir des labels justement, avec notamment Mike Simonetti de Italians Do it Better, c’est aussi là bas qu’on a vraiment sympathisé avec Todd Edwards ce qui nous à permis de mettre en route son prochain maxi en collaboration avec Surkin qui sortira chez nous. Ce n’est pas juste “prenez ce chèque et mettez notre logo en gros”, c’est bien plus du domaine d’apprendre les gens à pêcher plutôt que de leur donner un poisson, pour moi. Les marques ont enfin compris qu’elles ne pourraient pas avoir de bonnes relations avec les artistes autrement, et tant mieux.


