Aug 16
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Et demain ?

C’est l’appel de la forêt, après une semaine à avoir chaud sur les rives méridionales de la Seine, entre un nain en pyjama devant les dessins animés et deux coups de fil du bureau, l’aller-retour au pays pour les fêtes du 15 août, la Sainte Marie, la kermesse du village, le tournoi de triplette et le banquet de ravioles.

L’aller-retour express qui change tout, passez la Loire et la vie est plus belle, enfin je ne dirais pas plus belle mais différente, y’en a qui ont besoin de partir en Thaïlande mais moi c’est l’Isère, même si bon la Thaïlande mon ami, c’est quand tu veux entre potes, et quand mon compte en banque sera renfloué. Muay thaï, bungalows et scorpions, tu m’as fait rêver, mec.

Je suis d’humeur à ma plaindre, chose que je fais habituellement assez bien. D’humeur à rester affalé dans un canapé, ambiance moite, clopes “arrangées” et Jack, à s’insurger, de manière intransitive, s’insurger pour s’insurger, et puis se remémorer de vieux faits d’armes : les filles, celles qu’on a eu, celles qu’on aurait pu, celles qu’on aura jamais, et puis celles qu’on a partagé. Des exploits de voyous, des fêtes que l’on se repasse en boucle, des idées de thèmes pour les prochaines, s’insurger sur les fêtes qu’étaient mieux avant et celles pour les futurs anniversaires groupés : nos 28, nos 29, nos 30…

Prévoir le prochain “Big One”, l’événement dans nos vies que l’on attend sans savoir quand il arrivera, comme le tremblement de terre en Californie, on sait que ça sera terrible et qu’il y aura des dommages collatéraux, mais on tressaille de plaisir et de peur mêlés, on a peur d’avoir peur, ou peur de gagner, peur d’avoir mal mais l’excitation prend le dessus.

Et puis terminer cette soirée d’ “insurgescence” (mélange d’insurger et turgescent) en parlant de chacun d’entre nous, de nos caractères, quand la parole se fait plus intime, quand il devient difficile de mentir, de se cacher derrière l’image que l’on veut donner. On ne se soustrait que difficilement à ce jugement, cet avis des amis, qui peut être dur mais que l’on accueille finalement avec le sourire, “je suis vraiment comme ça, vous trouvez… ?”.

“Faire que ça arrive”

Sur ce, je vous laisse avec Sabri, qui s’ennuie tout seul chez lui…

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